La Cavale Lyrics by Faf Larage
All Faf Larage Lyricsperformed by : Faf Larage
language : french
added on : March 22, 2009
modified on : September 15, 2009
La Cavale
Ok, on va enregistrer votre déposition.Samedi 17 Janvier 1998, 5h37 du matin...Allez-y. Hier matin je crisais, avais un rendez-vous, trop de pressionPour un job après un an de galère, fais pas l'conCe coup-ci je le sens, s'il faut faire du rentre-dedansPas peur des longs déplacements,sportif comme ils le demandentEmbauché sur le champ par une meuf, un topEn plus j'avais la côte, passer le week-end avec cette grosseLa condition étant de commencer à l'instantPartant, je prends les devants "Hey, c'est où qu'il faut se rendre?""Attends c'est loin d'ici" qu'elle me dit"Faut aller voir le boss, si tu conviens après on fait la fête, fils."Chaud, le gros lot, le boulot et la goDans sa BM, tout le trajet j'y ai pensé, hey mecLà j'réalise où je me trouve, dans les boisGenre "Twin Peaks", bien paumé, j'ai les foiesEn route pour un séminaire de bourges, je bouge, écoutesRien à foutre, du moment qu'ils m'payent j'approuve C'était une sorte de manoir, un truc sinistre...Enfin moi c'estMon job qui m'intéressait de toute façon. Bon j'dois dire quela meuf...enfin... On y arrive, drôle d'endroit et des tours on guetteEn effet des reflets paraissent en haut au coin des fenêtresUne grande cour, autour des bois, au centre la bâtisseUn truc restauré, lugubre et froid, un triste édificeL'orage menaçant, éclairs foudroyants en guise de bienvenueFaf Larage à fond dans sa voitureElle au volant me dit "T'inquiète, je m'occupe de toutVa te reposer ou mange, après on a la nuit pour nousUn coq en pâte, costard, cigare, ça va,Maintenant je suis prêt pour être présenté làA la reception, trop de monde, j'avaisPas prévu tous ces regards intrigués Drôle de réception...bizarre,
la salle et tout, lugubre,Tout le monde me regardait...heu...bizarre,enfin j'sais pas..me un trophée Dans la pièce 20 invités, j'ai noté et ils me testentSi ça sent le fric? Fils ça en est bourré, cetteSituation me gênait au débutEt la meuf, où elle est? Je sais plus elle a disparuMon cul! Me v'là, siégeant au milieu de la financePartageant le homard aux chandelles avec la vieille FranceDiscours déchaîné, au sommet, la sociétéComme ils la voyaient, et l'économie mal géréeEt moi là j'étais excédé, prêt à exploserLeur philosophie m'a dégouté, ces cons méprisaient le mondeEt j'ai tout de suite pris parti pour les miensJ'ai pas à avoir honte si j'ai pas de blé, pas de boulotEnclin à aller plus loin, filade s'il le fautLes poings serrés...Putain des nerfs j'en shoote un,
j'en plie unMe débat, envoie les pieds, les mains, la têteAfin de me créer une brêche, j'en défonce unRéaliser enfin le vrai visage de mes hôtesMa faute? être venu ici sans mes potes En fait, ces mecs y profitent. Si t'as pas de blé, t'es rien pour eux.Après j'étais énervé et je sais pas ce qui s'est passé.Je me suis évanoui, puis plus rien...j'sais pas...Ils ont dû me droguer en fait...j'pense. Le réveil, un cauchemarEt la pluie donne le ton si je flanche aahdans les bois, à travers les branches d'arbreLa lumière filtre et c'est le drameAu loin, j'entends les chiens et les moteurs qui braillentSimple chasse à l'homme, pire un truc de fouUne attraction pour eux, un bon coupEt je cours pour ma survieDurant la nuit et boue et agonieJ'ai esquivé un tir, buter un molosse, direQue c'est eux ou moi, en premier j'ai flippé, couruPuis décid&
eacute; que ma peau serait chère payéeRiposter, envisager un plan, je reviens en force etChut, un bruit dans mon dos...et d'unUn vieux qui faisait du zèle, naïf à l'écartJ'ai hérité d'un fusil, d'une radio, d'une lampe et d'une carteJ'ai pris contact à sa place sur la nationaleEnviron à 500 m de là, "j'ai eu ce salaud les gars" etEssouflé, 10 minutes après je vois les phares sur la route... Et là, il y a une voiture qui a explosé, la panique,J'en ai profité pour m'échapper vite fait, et voilà j'ai atterri ici...Faut faire quelque chose, faut les coincer,Y'a des fous qui font des safaris avec des types comme moi. Bien on va en rester là, on a tout ce qu'il faut bougez pasJe vais vous envoyer quelqu'un... Qu'est-ce qu'on en fait chef? Boucle-le, ce soir, je vais le ramener au chateau.