Tam Tam De L'afrique Lyrics by Iam
All Iam Lyricsperformed by : Iam
language : french
added on : March 22, 2009
modified on : September 15, 2009
Tam Tam De L'afrique
Ils sont arrivs un matin par dizaines par centainesSur des monstres de bois aux entrailles de chanes.
Sans bonjours ni questions, pas mme de prsentations
Ils se sont installs et sont devenus les patrons,
Puis se sont transforms en vritables sauvages
Jusqu' les humilier au plus profond de leur me.
Enfants battus, vieillards tus, mutils
Femmes salies, insultes et dshonores.
Impuissants, les hommes enchans subissaient
Les douloureuses lamentations de leur peuple opprim
Mais chacun d'entre eux en lui-mme se doutait
Qu'il partait pour un voyage dont il ne rentrerait jamais,
Qu'il finirait dans un port pour y tre vendu.
Il pleurait dj son pays perdu.
Trait en infrieur cause d'une diffrence de couleur,
Chaque jour nouveau tait annonciateur de malheur.
Au fond des cales o on les entassait,
Dans leurs esprits les images dfilaient.
Larmes au got sal, larmes ensanglantes,
Dans leurs esprits, longtemps retentissaient
Les champs de la partie de leur tre qu'on leur a arrache
Mais sans jamais tuer l'espoir qui les nourrissait
Qu'un jour, il retrouveraient ces rivages feriques
D'o s'lvent jamais les tam tam de l'Afrique
Les tam tam de l'Afrique {2x
Perchs sur une estrade, groups comme du btail,
Jets de droite gauche tels des ftus de paille,
Ils leur ont inculqu que leur couleur tait un crime.
Ils leur ont tout vol, jusqu' leurs secrets les plus intimes,
Pill leur culture, brl leurs racines,
De l'Afrique du Sud, jusqu'aux rives du Nil
Et prsent pavoisent les usurpateurs
Ceux qui ont un bloc de granite la place du cur.
Ils se moquaient des pleurs et semaient la terreur
Au sein d'un monde qui avait faim, froid et peur
Et qui rvait de courir dans les plaines paisibles
O gambadaient parfois les gazelles magnifiques.
Ah ! Yeh, qu'elle tait belle la terre qu'ils chrissaient
O, porte de leurs mains poussaient de beaux fruits frais
Qui s'offraient aux bras dors du soleil,
Lui qui inondait le pays de ses tincelles,
Et en fermant les yeux chaque coup reu
Une voix leur disait que rien n'tait perdu,
Alors ils revoyaient ces paysages idylliques
O rsonnaient encore les tam tam de l'Afrique
Les tam tam de l'Afrique {2x
Jazzy, rappelle leur, my brother
Qu'ils gardent une parcelle de leur cur
Et que le sang qui a t vers
Ne l'a t que pour qu'ils puissent exister.
Les enfants qui naissaient avaient leur destin trac :
Ils travailleraient dans les champs jusqu' leur dernire journe.
Pour eux, pas de "4 heures", encore moins de rcr.
Leurs compagnons de chaque jour taient la chaleur et le fouet.
Sur leur passage, on les fuyait comme le malin.
En ces temps-l, il y avait l'homme noir et l'tre humain
Dcrt suprieur de par sa blanche couleur
En oubliant tout simplement son malheur antrieur.
Il assouvissait son instinct dominateur
En s'abreuvant de lamentations, de cris, de tristes clameurs
Qui hantaient les forts longtemps aprs son passage
Et l'esprit de ceux qui finissaient esclaves.
De gnration en gnration, crimes et destructions.
Le peuple noir a d subir les pires abominations
Et le tempo libre mon imagination
Me rappelle que ma musique est ne dans un champ de coton.
Mais non, je ne suis pas raciste par mes opinions.
Non pas de la critique mais une narration.
Je raconte simplement ces contres fantastiques
Et je garde dans mon cur les tam tam de l'Afrique.