Le Petit Robert Lyrics by Zebda
All Zebda Lyricsperformed by : Zebda
language : french
added on : March 22, 2009
modified on : September 15, 2009
Le Petit Robert
Petit, j'tais largu, on dit ici " Lourdes"Dans ce que l'on appelle une famille lourde
L'amour y tait le contraire du doute
La tte colle contre le pole mazout
Rveur et j'ose mme dire dans le coton
A attendre qu'on me dessine un mouton.
Mouton je l'tais jusque dans la tonsure
Mais les Brushings font pas dans la littrature
La main de ma mre tait l en cas de doute
Comme un parapluie qui te protge des gouttes
De pluie, et j'ose mme dire du mauvais temps
On avait rien, on tait content.
Refrain
Mais c'tait avant qu'on me dise dgage
Et qu'on ne me parle plus au prsent
Avant qu'on dchire mes pages
Et qu'on me dise: "place et au suivant"
Avant qu'on ne me dise il n'y a plus de place assise
Et... avant qu'on ne me parle plus au prsent
Avant qu'on ne me dchire une page et qu'on me dise
Avant c'tait avant... et place au suivant.
Petit, j'tais gentil, j'tais mme agrable
J'crivais les deux coudes poss sur la table
J'tais de ma bouche les insanits
Comme un petit prince de l'humanit
Rveur, je cdais ma place aux personnes ges
Pour un sourire, une poigne de drages.
J'enlevais ma casquette en entrant l'cole
Mais tre poli, a dispense pas des colles
Gentil, et tout la fois dernier de la classe
Eveill, comme pouvait l'tre une limace
Je dormais, j'ose mme le dire si profond
Et que s'croule le plafond.
Refrain
Car j'attendais, petit prince des gloutons
Qu'on me porte la bouche des paquets de bonbons
Y avait pas la monnaie mais c'tait tout comme
Car le baiser remplaait l'conome
Rveur, et malgr les corves de charbon
Ma rcompense tait un bisou l'horizon
Mais dpass le sicle o on te met au couvent
J'tais si nul, ma mre a pris les devants
Et se pointait l'cole un chiffon dans la chevelure
La matresse disait "regardez ces ratures!"
Le cur en miettes, elle faisait parler l'eau et le sel
Et s'en retournait sa vaisselle...
Refrain
A 18 h ptantes, se pointait le maon
Un seul regard et l'heure des cuissons
Y disait "vous voulez qu'on nous coupe les bourses"
A ces mots une larme descend de la grande ourse
Et j'ai compris qu'il y avait qu'une faon
D'apprendre l'art de la multiplication.
Depuis j'ai plus voulu ressembler aux statues
Et j'ai laiss mes potes la salle de muscu
Ma mre m'a jet un bouquin sur la table
Un gros machin qui rentrait pas dans mon cartable
C'est tous ces mots qui ont allum la lumire
Et spciale ddicace au petit Robert.